La ville d’Alep

    Autrefois lieu privilégié de passage et de négoce entre la Méditerranée et la Mésopotamie, la ville d’Alep est aujourd’hui un carrefour routier et ferroviaire de la Syrie. C’est aussi un centre commercial et industriel (industries textiles ; raffinage d’huile d’olive ; industrie mécanique…).

    Historiquement et d’après des textes découverts dans l’ancienne cité de Mari, la ville d’Alep était la capitale d’un puissant État au XVIIIe siècle av. J.-C.. Elle fit ensuite partie, au XVIIe siècle av. J.-C., de l’empire Hittite. Rattachée à l’Assyrie, en l’an 738 av. J.-C., la ville demeura sous l’autorité des Achéménides jusqu’aux conquêtes d’Alexandre le Grand (333 av. J.-C.). Elle revint ensuite à Séleucos Nicator, et les Séleucides y fondèrent la nouvelle ville (Beroia).

    Occupée par les Romains en 65 av. J.-C., la ville d’Alep fut ensuite détruite par les Perses (611), puis devint musulmane à la suite de la conquête arabe (637).

    Alep connut une période de prospérité sous le califat des Omeyades qui fit, de Damas, sa capitale. Au Xe siècle, les Hamdanides firent d’Alep une principauté indépendante et prospère. Après cette période florissante, la ville fut successivement

     soumise à la domination des Fatimides (1015), des Seldjoukides (1086-1117), des Zangides et des Ayyubides. Partiellement détruite par le mongol Hùlàgù (1260), la ville d’Alep fut ensuite dirigée par les Mamelouks avant d’être occupée par les Ottomans en 1516 et d’être le chef lieu d’une province (vilayet) de l’empire Ottoman jusqu’à la chute de ce dernier, à l’issue de la première guerre mondiale, en 1918.

    En 1920, le mandataire français fit d’Alep la capitale d’un état indépendant (État d’Alep, 1920-1924), avant de la rattacher à la Syrie.